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Alumni - GEII - Yoann Pioc



Présentez-vous

Je m'appelle Yoann, j'ai obtenu mon DUT GEII à l'IUT de Rouen en 2015. Aujourd'hui, je suis ingénieur électronique et systèmes embarqués freelance. J'exerce à travers ma structure, Embed Sens, basée à Paris, où j'accompagne des startups et scale-ups en tant que CTO externalisé sur des projets IoT — de la conception matérielle jusqu'au déploiement cloud.

Quel a été votre parcours après l'IUT ?

Après le DUT, j'ai intégré l'INSA Lyon en génie électrique, où j'ai obtenu mon diplôme d'ingénieur. Après un stage de fin d'études réalisé aux Pays-Bas à Rotterdam dans une start-up audio, j'ai trouvé mon premier CDI sur Paris en tant qu'ingénieur hardware / responsable software embarqué, avec une start-up développant des enceintes ultra-directionnelles. J'ai ensuite co-fondé Jaune Studio, une startup spécialisée dans des enceintes-lampes connectées destinées à l'hôtellerie de luxe — des produits déployés dans des établissements comme l'Hôtel Intercontinental Marseille ou Le Bon Marché. Cette aventure entrepreneuriale m'a amené à couvrir l'intégralité de la stack : conception PCB, firmware ESP32/MSP430, services audio embarqués sur Raspberry Pi, et backend cloud. Depuis, j'ai fait le choix du freelance pour garder cette polyvalence tout en travaillant sur des projets variés et à impact.

En quoi l'enseignement reçu à l'IUT vous a-t-il aidé ?

Le DUT GEII m'a donné quelque chose de précieux que l'école d'ingénieur seule n'aurait peut-être pas suffi à forger : le sens du concret. On apprenait à la fois la théorie et à mettre les mains dans le cambouis — oscilloscope, câblage, projets encadrés avec de vraies contraintes. Cette culture du "ça doit marcher" est exactement ce qu'on attend d'un ingénieur en phase de prototypage ou de lancement produit. Le DUT m'a aussi appris à travailler en équipe sur des projets techniques, ce qui est au cœur de mon métier aujourd'hui.

Un souvenir marquant, une anecdote ?

Je pense que mon souvenir le plus marquant reste la réalisation d'une carte électronique de A à Z au sein de l'IUT (de la création du PCB au soudage de tous les composants et tests). Si ma mémoire est bonne, il s'agissait d'une carte à alimenter en +10/-10V, et qui générait en sortie un signal carré, sinus et triangle, via des circuits logiques. Je pense que c'est là que ma passion pour l'électronique est née, en découvrant toutes les étapes qui menaient de l'idée, du cahier des charges, au circuit fonctionnel.

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants actuels ?

Ne sous-estimez pas la valeur du DUT en lui-même. Beaucoup de mes collègues ingénieurs n'ont jamais eu cette culture du terrain qu'il vous donne. Profitez-en pour vraiment comprendre ce qui se passe physiquement dans vos circuits, pas seulement en simulation.

Ensuite : faites des projets personnels. Un repo GitHub, un objet électronique monté dans votre chambre, une automatisation bricolée chez vous — c'est souvent ce qui fait la différence en entretien et qui forge votre identité d'ingénieur. Les recruteurs techniques y sont très sensibles.

Et enfin : ne vous mettez pas dans des cases trop tôt. Le GEII ouvre sur des chemins très divers — embarqué, énergie, automatisme, IoT, entrepreneuriat. Restez curieux.