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Je m’appelle Audrey Thierry. J’ai obtenu mon DUT MMI à l’IUT de Rouen en juin 2021, puis une licence professionnelle Métiers du numérique en juin 2022.
Aujourd’hui, je travaille pour le Groupe BZ, négoce et exportateur de grains à l’international sur le port de Rouen, au poste de Brand Content Manager.
Dans les faits, mon poste ne rentre pas toujours facilement dans une seule case. Je suis un peu le lien entre la communication, le design, le digital, le print et l’événementiel. Je travaille aussi bien sur la communication interne qu’externe de l’entreprise : supports institutionnels, documents à destination des producteurs, newsletters, contenus pour les réseaux sociaux, vidéos, supports print ou éléments liés aux événements.
Je participe aussi à des projets web et applicatifs, notamment autour d’une solution digitale destinée aux exploitants agricoles. Cela m’amène à concevoir des interfaces mobiles et web, à réfléchir aux parcours utilisateurs, à produire des supports marketing ou encore à travailler sur des outils internes. Une journée peut donc commencer par une newsletter, continuer avec une maquette d’interface, puis finir sur un support événementiel ou une vidéo. C’est assez dense, mais c’est justement ce côté très polyvalent qui me plaît.
Quel a été votre parcours après l’IUT ?
Après mon DUT MMI, j’ai poursuivi avec une licence professionnelle Métiers du numérique, que j’ai obtenue en juin 2022. Ensuite, je suis entrée directement dans la vie active.
J’ai commencé chez NatUp, une coopérative agricole, en tant qu’assistante communication puis graphiste multimédia. J’y ai surtout travaillé sur des supports print, comme des brochures de présentation de variétés ou des documents de communication, mais aussi sur des contenus digitaux : vidéos, visuels pour les réseaux sociaux, supports pour différents projets internes ou externes. J’ai également été amenée à appuyer l’équipe sur la partie événementielle.
Cette première expérience m’a beaucoup appris, parce que je suis passée assez vite des projets étudiants à des projets très concrets, avec de vrais publics, de vraies contraintes et de vrais délais.
J’ai ensuite rejoint le Groupe BZ, où mon poste s’est élargi. Aujourd’hui, je peux travailler aussi bien sur une identité visuelle, une campagne de communication, une newsletter, une vidéo, une interface utilisateur, un site web ou un support print. Cette polyvalence est vraiment devenue le fil conducteur de mon parcours.
En parallèle, je suis engagée dans l’association Les Barons du Son, basée à Longueville-sur-Scie. L’association organise des événements culturels et conviviaux en Seine-Maritime, notamment autour d'un festival de musique rock annuel, de l’artisanat local et de la vie du territoire.
Mon rôle ne se limite pas à une fonction administrative de trésorière. Je participe activement à la communication de l’association, à la création de contenus, aux supports print et digitaux, à la promotion des événements, aux réseaux sociaux et à certains aspects de l’organisation. C’est un terrain d’expérimentation très concret : on doit faire avec les moyens disponibles, trouver des solutions, tester des formats, apprendre vite. Pour moi, cet engagement associatif a clairement ouvert des portes sur le plan professionnel. Il m’a permis de gagner en autonomie, de prendre des initiatives et d’ajouter de nouvelles cordes à mon arc.
En quoi l’enseignement reçu à l’IUT vous a aidée à réussir la suite de votre parcours ?
"La formation MMI m’a donné une base solide dans plusieurs domaines : graphisme, communication, développement web, audiovisuel, gestion de projet et culture numérique.
Avec le recul, c’est vraiment cette approche globale qui m’aide encore aujourd’hui. Dans mon métier, il faut souvent passer d’un sujet créatif à un sujet plus technique, d’un support print à une interface web, d’une vidéo à une campagne digitale. Le fait d’avoir touché à plusieurs disciplines pendant la formation permet de mieux comprendre les projets dans leur ensemble.
L’IUT m’a aussi appris à chercher par moi-même, à m’adapter et à produire dans des délais parfois courts. Ce sont des habitudes que l’on prend presque sans s’en rendre compte pendant la formation, mais qui deviennent très utiles une fois en entreprise."
Avez-vous un souvenir marquant de vos années à l’IUT ?
"Je garde surtout le souvenir des projets collectifs. Ce n’était pas toujours simple, mais c’était très formateur.
On apprend à défendre une idée, à écouter les autres, à composer avec les contraintes, à revoir sa copie quand il le faut et à livrer quelque chose de propre malgré les contraintes temporelles. Avec le recul, c’est assez proche de ce que l’on retrouve ensuite dans le monde professionnel.
Ce sont aussi ces projets qui permettent de comprendre qu’une bonne idée ne suffit pas toujours. Il faut savoir l’expliquer, l’organiser, la produire et l’adapter à la réalité du terrain."
Quels conseils donneriez-vous aux étudiants actuels afin de réussir ?
"Je leur conseillerais d’abord de ne pas se fermer trop tôt de portes. En MMI, on touche à beaucoup de choses, et c’est justement ce qui fait la richesse de la formation. Même si l’on a une préférence pour le graphisme, le développement, la vidéo ou la communication, tout peut finir par se recroiser dans un parcours professionnel.
Je leur conseillerais aussi de pratiquer le plus possible. Les cours sont importants, mais ce sont souvent les projets, les essais, les erreurs et les expériences personnelles qui permettent vraiment de progresser. Un portfolio clair, même composé de projets étudiants bien présentés, peut déjà faire une vraie différence.
Enfin, je pense qu’il ne faut pas sous-estimer les projets personnels ou associatifs. Mon engagement auprès des Barons du Son m’a beaucoup appris. Dans une association, on touche souvent à tout : communication, création graphique, contenus réseaux sociaux, organisation, coordination, relation avec les publics ou les partenaires. Ce ne sont pas toujours des expériences “classiques” sur un CV, mais elles peuvent être très formatrices si on les prend au sérieux.
Mon dernier conseil serait de rester curieux, d’oser tester, et de ne pas attendre de tout maîtriser parfaitement pour se lancer. Les outils changent vite, les métiers aussi, mais la capacité à apprendre et à s’adapter reste essentielle.
